Quand la maladie frappe et vous cloue au lit, la réalité financière cogne elle aussi à la porte. Chez de nombreux salariés, le constat tombe net : la Sécurité sociale ne rembourse qu’une partie de votre salaire. Le reste, ce “manque à gagner”, s’alourdit de semaine en semaine. Difficile alors de garder l’équilibre.
Qu’est-ce que l’assurance complément salaire en cas de maladie ?
L’assurance complément salaire, parfois désignée sous le nom de maintien de salaire, intervient pour limiter la casse. Elle vient compléter les indemnités journalières de la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie. Résultat : le salarié peut conserver un revenu bien plus proche de ce qu’il touche habituellement, sans avoir à puiser dans ses économies ou rogner sur l’essentiel.
Les principaux aspects de l’assurance complément salaire
Voici les points majeurs à retenir sur ce type de couverture :
- Elle intervient pour compenser une perte de revenus liée à une maladie, un accident ou un passage à l’invalidité.
- Certains contrats de prévoyance maintien de salaire ajoutent une rente d’invalidité aux indemnités journalières, pour les cas les plus lourds.
- Des organismes comme TERRITORIA mutuelle proposent des garanties qui couvrent jusqu’à 90 % ou 95 % du revenu habituel, limitant ainsi la baisse de niveau de vie.
Assurance prévoyance et assurance emprunteur
Grâce à l’assurance prévoyance, un salarié perçoit une indemnisation supplémentaire, en plus de ce que versent la CPAM et son employeur. Pour les situations les plus difficiles, une rente d’invalidité peut aussi être prévue. Un autre dispositif, souvent ignoré, mérite l’attention : l’assurance emprunteur. Elle prend le relais sur tout ou partie des mensualités de prêts si la maladie empêche de travailler. Cela évite de voir ses finances vaciller lorsque les remboursements deviennent impossibles à honorer.
Avec ces dispositifs, l’assurance complément salaire joue son rôle de rempart contre la précarité financière. Elle adapte la protection au profil de chacun, pour traverser la convalescence sans crainte de tout perdre.
Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale
En cas d’arrêt de travail, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières à hauteur de 50 % du salaire journalier de base. Ce calcul s’appuie sur la moyenne des trois derniers salaires bruts, ramenée à un montant journalier (divisé par 91,25). Le plafond existe : l’indemnité ne peut pas dépasser 1,8 fois le Smic, soit 52,28 € brut par jour depuis janvier 2024.
Conditions de versement
Pour percevoir ces indemnités, plusieurs règles s’imposent :
- Un délai de carence de trois jours s’applique, sauf en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle.
- Les versements s’effectuent tous les jours calendaires, sans coupure durant l’arrêt.
- La durée d’indemnisation ne peut excéder 360 jours sur trois ans d’arrêt cumulé. Ce délai est porté à trois ans pour les affections longue durée (ALD).
Montants et plafonds
Le montant évolue en fonction de la durée de l’arrêt. Entre le 1er et le 28e jour, l’indemnité atteint 60 % du salaire journalier de base, plafonnée à 232,03 € par jour. Au-delà du 29e jour, elle grimpe à 80 %, avec un plafond de 309,37 € quotidiens. Pour les arrêts prolongés, une pension d’invalidité peut prendre le relais.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, le calcul repose sur le salaire journalier de référence (plafonné à 386,70 €). Selon la durée de l’arrêt, l’indemnité varie de 60 % à 80 % de ce salaire, assurant ainsi une compensation adaptée à chaque profil.
Les indemnités complémentaires versées par l’employeur
La loi française impose une indemnité complémentaire versée par l’employeur, en plus de celles de la Sécurité sociale. Ce dispositif vise à réduire l’écart entre le salaire habituel et la somme réellement perçue pendant l’arrêt.
Conditions d’éligibilité
Pour toucher cette indemnité, le salarié doit remplir plusieurs critères :
- Justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise.
- Transmettre le certificat médical à l’employeur sous 48 heures.
- Être pris en charge par la Sécurité sociale pour l’arrêt en question.
- Percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale.
Montant et durée
Le montant dépend de la durée de l’arrêt. L’employeur prend en charge 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours, puis 66,66 % pour les 30 jours suivants. Cette prise en charge peut s’étendre jusqu’à 180 jours, selon l’ancienneté du salarié.
| Ancienneté | Indemnisation |
|---|---|
| 1 à 5 ans | 60 jours |
| 6 à 10 ans | 80 jours |
| 11 à 15 ans | 100 jours |
| 16 à 20 ans | 120 jours |
| 21 à 25 ans | 140 jours |
| 26 à 30 ans | 160 jours |
| 31 ans et plus | 180 jours |
La convention collective peut prévoir des règles plus avantageuses. Pour connaître les détails, il est recommandé de se rapprocher de son Conseil Social et Économique (CSE) ou du service RH. Les modalités varient parfois beaucoup d’un secteur à l’autre.
Comment souscrire à une assurance complément salaire ?
Souscrire à une assurance complément salaire se fait en plusieurs étapes, simples mais décisives. Il faut d’abord cerner avec précision le niveau de couverture attendu. Ce choix influence directement le montant de l’indemnisation future, et donc la tranquillité d’esprit en cas de souci de santé.
Choix de l’assureur
La sélection de l’assureur n’est pas à prendre à la légère. Certains acteurs, comme TERRITORIA mutuelle, proposent des garanties couvrant jusqu’à 90 % ou 95 % du salaire, ce qui fait une vraie différence. Examiner les avis clients, comparer les conditions générales, décrypter les exclusions : toutes ces étapes comptent pour éviter les mauvaises surprises le moment venu.
Étapes de souscription
Pour mieux comprendre le processus, voici les principales démarches à effectuer :
- Prendre contact avec l’assureur choisi et demander un devis sur mesure. Il faudra détailler votre situation : rémunération, ancienneté, état de santé.
- Analyser les options de couverture disponibles. Certains contrats incluent la rente d’invalidité ou la prise en charge des mensualités de prêt en cas d’arrêt longue durée, à l’image de ce que propose une assurance emprunteur.
- Remplir le formulaire de souscription, qui comporte bien souvent un questionnaire de santé. Mieux vaut jouer la carte de la transparence pour éviter toute déconvenue lors de la mise en œuvre des garanties.
Validation et activation
Après l’envoi du dossier, l’assureur procède à une analyse attentive. Si tout est conforme, vous recevez le contrat de prévoyance à signer. Prenez le temps de relire chaque clause : le diable se cache parfois dans les détails. En général, la couverture ne démarre qu’après un délai de carence, variable selon l’assureur, de quelques jours à plusieurs mois.
La protection du revenu, c’est un filet de sécurité sous la corde raide de la vie professionnelle. L’assurance complément salaire, bien choisie, transforme l’incertitude en confiance. Personne n’espère y recourir, mais quand l’imprévu frappe, mieux vaut savoir que le quotidien ne s’effondrera pas du jour au lendemain.


